La jupe presque ratée
Pendant les vacances, je suis tombée tout à fait par hasard (c'est incroyable comme les tissus se retrouvent toujours sur mon chemin sans que je demande jamais rien...) sur un tissu violet un peu éteint parfaitement sympathique. C'est pourquoi je lui ai dans l'instant proposé de vivre de grandes aventures en ma compagnie - et pour qu'il ne se sente pas trop seul, je n'ai pas manqué d'embarquer aussi quelques copains à lui.
Je m'en suis servi au départ pour un nouveau coussin que vous ne manquerez pas d'admirer avec force "aah" et "ooh" d'ici peu. Mais quand ma grande minette m'a de nouveau réclamé une jupe (elle n'en avait jamais eu, il était temps...), hop hop hop j'ai dégainé mon nouveau tissu pour y découper une jupe express.
Donc : un grand rectangle, un élastique et voilà, pour une première jupe de demoiselle, je me suis dit que ce serait efficace et que je ferais plus original la fois suivante.
Sauf que comme je n'avais jamais fait de jupe express, elle s'est avérée trop étroite et la demoiselle de trois ans avait l'air de sortir du bureau, il ne manquait que les escarpins et le petit sac à main. Une catastrophe.
Sans me démonter, j'ai repris mes ciseaux et j'ai coupé le bas de la jupe, pour faire quelque chose de bien différent - et bien mieux (et bien plus long, je n'ai jamais de chance avec les coutures express). J'ai resserré un peu et j'ai coupé dans mon beau tissu de quoi faire le bas. Au final, on obtient un mélange entre la jupe de Violette pour le haut (déjà vue chez moi ici, avec les mêmes boutons d'ailleurs) et la N que j'aime tant du livre "Jolies tenues pour fillettes coquettes" pour le bas.
(Tissu Eurodiff (6€ à Lorient, 6,99€ à Dijon (oui, parce que je suis allée m'en racheter un bout en passant à Dijon, je n'ai rien vu d'autre de la ville, mais il faut savoir ce qui est important), et j'ai le même en rouge orangé, superbe, hi hi !), passepoil tout fait Fil 2000, boutons trouvés dans une petite mercerie de la rue Oberkampf à Paris.)
Bon, là on voit que ma couture pour fermer le trou de l'élastique est trèèès moche mais de toute façon je vais la refaire, la jupe n'est pas tout à fait assez serrée à la taille.
Il y a tellement de fronces qu'il n'y aucun problème pour les répartir, les doigts dans le nez, et ça donne toute l'ampleur nécessaire pour courir, sauter et tourner !
(Photos prises à Genève au bord du lac Léman (j'ai bien retenu ma leçon, hein, Ness ?) lors de notre délicieux séjour chez ma tante Anne dont je vous reparlerai.)
Je suis ravie du résultat, ma fille aussi, et du coup j'ai même eu envie de me coudre moi aussi une jupe dans ce tissu et avec ce bleu canard qui, je trouve, s'associe parfaitement à l'autre. Mais je vous la montrerai une prochaine fois !
Ironman à pois et à fleurs
Il se trouve que le porte-monnaie de mon barbu a fait envie à un autre barbu, encore plus barbu (le mien, c'est un petit joueur, à côté) et chevelu par-dessus le marché (vous voyez Chabal ?...), mon beau-frère, gentiment surnommé par mes neveux "Jésus". Les barbus, dans ma famille, ils ont bon goût, et plus ils sont barbus, plus ils sont funky (je mets un petit mot en anglais sinon Laudette comprendra rien, excusez-moi).
Alors, pour son anniversaire, c'est dans le plus grand secret et la plus grande urgence ("ah bon ? c'est demain son anniversaire ?...") que je lui ai préparé une petite surprise colorée pour y cacher ses sous ou ses Kleenex.
FERME : que c'est sobre !
OUVERT : rock'n'roll, baby !
Tissu vert Anna Ka Bazaar, coton parme racheté à une blogueuse, tissu rose à pois Eurodiff.
Je ne vous montre pas le dos parce que je me suis un peu loupée sur le calcul des dimensions et il y a une mince bande verte qui dépasse en haut du tissu mauve, et ça saute aux yeux que ce n'est pas un choix esthétique...
Enfin, Ironman était tout content (oui, c'est un grand sportif aussi, je ne sais pas comment il fait avec tous ses cheveux et tous ses poils sur la tête, j'ai chaud rien que d'y penser), et je crois que ma belle-soeur était même un peu jalouse, mais heureusement c'est bientôt son anniversaire.
Bonne soirée à toutes !
Mon come-back
Coucou, me revoilà ! Ah, ça sent la rentrée, du coup, hein ? Hélas ! Et j'étais où donc, moi, pendant tout ce temps ? vous demandez-vous tremblant de rancoeur devant mon lâche abandon de ces dernières semaines. En Bretagne d'abord, où on nous avait prêté une jolie maison avec de belles choses à voir dedans et un gros matou qui a aussitot terrorisé mes deux minettes. J'y ai gagné deux crampons mignons qui n'ont plus voulu quitter leur maman des vacances. Car la mer aussi, ça fait peur. Mini-crampon a hurlé en arrivant sur la plage tandis que Crampon-majeur disait : "Je veux rentrer à la maison." Les maillots de bain n'ont pas beaucoup servi.
Ensuite, on est allés à la campagne, en Franche-Comté où l'herbe est bien verte et les vaches bien grosses. De loin, les vaches, c'est rigolo, et mini-Crampon fait désormais le plus beau "MEUH" de la Terre, qu'elle attribue généreusement à tout animal à quatre pattes. Mais de près, c'est-à-dire à cinquante mètres, la vache fait PEUR, de même que son copain le cheval (qui fait MEUH lui aussi, si vous avez bien suivi). Et le gentil MEUH de salutation du petit veau est un coup à vous traumatiser à vie un mini-Crampon agrippé à sa maman comme un coquillage sur son rocher.
Comme vous pouvez le voir, c'était la vraie aventure. Et encore, à Genève, au bord du lac Léman où nous sommes allés nous promener lors de notre séjour à la frontière, HEUREUSEMENT que nous n'avons pas croisé les écureuils de Corée qui faisaient ma joie dans mon enfance, Crampon-majeur était très inquiète à l'idée d'en voir un, au point que mon barbu pour la rassurer a dû lui expliquer, le 15 août, que c'était justement la Fête des Ecureuils et qu'ils avaient tous pris le train pour Paris, histoire de trinquer tous ensemble. L'un d'eux a visiblement échappé à la fête, mais comme elle ne l'a pas vu, ouf, la vie était belle.
Enfin bon, mes vacances, c'est pas le sujet du blog. Je vais plutôt vous parler de la Fête des Pères, tout à fait d'actualité.
* * *
Jusqu'au début de l'année 2011 environ, mon barbu joli était le seul à se rendre à son bureau non vêtu du traditionnel costume-cravate. Jean, pull, baskets, c'était son uniforme de travail quand je l'ai connu, et je dois dire que ce petit côté rebelle (en plus de son potentiel de rockstar) n'était pas pour me déplaire... Mais voilà, Monsieur n'a plus 25 ans, et comme il a changé de travail récemment, il a donc décidé que le temps de la rébellion était révolu : il a troqué son jean contre un costume, ses chemises froissées contre de belles chemises blanches qu'il repasse lui-même et ses baskets de djeuns contre de pointues chaussures de monsieur. Au bureau, ils n'en ont pas cru leurs yeux : le vilain petit canard avec des trous dans ses pulls est devenu un modèle d'élégance !
Voilà, un cap est franchi, mais que voulez-vous, moi aussi je vieillis, et je ne porte plus mes Doc Martens rouges ni mon pantalon violet à petites étoiles brodées main.
Mais revenons-en à ce qui nous intéresse : pourquoi vous parlé-je de cela ici même ? Car mon barbu débraillé avait jusqu'à présent les poches pleines de pièces qu'il déposait joyeusement sur toutes les surfaces de la maison (certaines s'en souviennent d'ailleurs, les petites pièces jaunes sont dangereuses sur le bois...). Pour son nouveau look, mon spécialiste ès Liberty a voulu un joli porte-monnaie home made et il s'est empressé de m'en dessiner le schéma, car Monsieur est exigeant.
Depuis qu'il connaît le mot, Monsieur adoooore le passepoil et en a absolument voulu pour son porte-monnaie, et je le remercie publiquement de m'avoir octroyé tant de bonheur à coudre ce maudit passepoil en arrondi sur un truc aussi petit. (J'ai dû tout reprendre au dos à la main pour que le tissu colle bien au passepoil...)
(En vrai le passepoil est quand même mieux posé qu'il n'en a l'air sur la photo, mais le porte-monnaie est un peu déformé par tous les sous qu'il contient.)
Ca vous plaît, le petit bout de gros grain moutarde ? Classe, hein ? En vrai, ça cache la fin du passepoil que j'ai parfaitement loupée.
A l'intérieur, des sous, certes, mais surtout : mon Liberty chéri du moment, le Emilia's flower (de chez Stragier) ! Le tissu extérieur vient du marché de Bordeaux, un jour je m'en ferai une robe !
Mon barbuchic était ravi et je crois bien qu'il a fait son fier un peu au boulot, hé hé, mais je suis très modeste, ça ne m'intéresse pas de le savoir.
Sinon, à part courir d'un Crampon à l'autre pendant les vacances, j'ai quand même réussi à coudre quelques petites choses que je vais essayer de vous montrer d'ici peu. Suspense, suspense !!











